vendredi, 04 novembre 2005
La passerelle Muller
Le comité de pilotage de la reconstruction de la passerelle Muller s’est réuni le 5 octobre dernier pour rappeler ce qui a été étudié et qui sera fait concernant ce dossier.
RFF (Réseau Ferré de France) a décidé de prendre à sa charge les différentes fonctionnalités de la vieille passerelle, ces travaux sont estimés à 2,6 M€, tout en laissant à la charge de la commune les autres modifications qu’elle souhaite apporter au nouvel édifice. RFF fera don de la passerelle à la ville à l’issue des travaux, en attribuant un versement libératoire forfaitaire correspondant au coût d’entretien ultérieur de l’ouvrage.
Le 6 avril 2004 un comité de pilotage s’est réuni pour définir les modalités de reconstruction de la passerelle, sous la maîtrise d’ouvrage de RFF, il a été défini , le programme, la maîtrise d’ouvrage, et le financement de l’opération.
Prenant en compte plusieurs facteurs dans ces études, le réalignement de la rue Jules Vanzuppe avec la rue Ledru Rollin, la possibilité d’accès aux personnes à mobilité réduite (PMR) et aux circulations douces (vélos), dans une logique de continuité d’itinéraire, et d’un traitement architectural équipé d’éclairage de la passerelle.
L’alignement sera celui des deux rues, seul l’accès, côté Jules Vanzuppe sera modifié, afin de respecter l’environnement du quartier, de ses habitations, et permettra ainsi une meilleur accessibilité aux PMR. Chaque accès sera muni d’ascenseur, les escaliers, de glissière pour les vélos. L’ascenseur, un modèle Gearless 630 kg, dont les principaux avantages sont , le confort des personnes, la rapidité d’acheminement et la simplicité d’entretien. Les coûts, d’investissement, d’entretien et de consommation ainsi que le niveau sonore sont relativement faible.
Il a été décidé de désolidariser les caténaires et donc de rehausser l’édifice, ce qui engendre un nombre plus élevé de marches, et une reconstruction de l’accessibilité du côté de la rue Ledru Rollin. Du côté Vanzuppe les escaliers seront construits en 3 parties. Les marges d’intervention architecturale sur l’ouvrage sont faibles car il faut assurer et mettre en place des éléments de sécurité, garde-corps plein de 1M de haut et une protection anti-jet de pierre de 1,5m de haut.
L’aspect architectural, pour dimensionner les coûts, aura la couleur rouille et rappellera ainsi les couleurs de la Place Voltaire, la protection anti-jet de pierre, aura quant à elle, la même maille tissée que le pont Gosnat. L’éclairage sera spécifique et viendra s’ajouter à celui des voies ferrées et sera orienté de façon à ne pas éblouir les chauffeurs de trains. La passerelle sera composée en trois travées et sera de classe III, permettant ainsi une fréquentation importante sur toute sa longueur.
Deux solutions ont été étudiées : Le modèle choisi est celui avec poutres latérales, et d’une largeur de l’ouvrage de 2,40m. Permettant ainsi une meilleur accessibilité tant aux PMR, qu’aux piétons et vélos, l’ancienne passerelle avait une largeur de 1,80m.
L’architecture de la structure n’a rien d’exceptionnelle et ne restera sans doute pas dans les anales de la créativité. Mais après tout, ce qui compte de prime abord, c’est que nous puissions de part ce trait d’union entre les deux quartiers circuler en toute sécurité en dehors de cette circulation urbaine. Et puis si elle nous semble trop triste, nous pourrions peut-être demander par la suite quelques aménagements supplémentaires comme l’ajout de jardinières ou qu’elle soit couverte, si toutefois cela est réalisable.
07:35 Publié dans Transport et Circulation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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